| Intolérage au Québec |
|
Dans le cadre de la campagne européenne d’information « Tous différents, tous égaux », Intolérage a été invité du 14 ou 23 mars 2007 par l’Office franco québécois de la jeunesse (l’OFQJ), à participer à Montréal aux Rendez-vous des jeunes de la Semaine d’action contre le racisme. 19 jeunes dont 15 français et 5 européens accompagnés d’un représentant de la Jeunesse et des sports ont rejoint au Québec un groupe de jeunes québécois et un groupe de jeunes belges afin de débattre, échanger atour du racisme dans le domaine du travail et de l’emploi et afin de travailler à la réalisation d’outils pédagogiques. Laure Stuani, adhérente d’Intolérage et Michel Sellès, trésorier adjoint de l’association, ont participé à l’opération CinéJeunesse de Montréal en parallèle du Rendez-vous des Jeunes. Ils se sont rendus sur un intervalle de 5 jours dans 17 classes afin de présenter des films autour du racisme, de la discrimination et de la xénophobie, suivis de 30 minutes de débat avec les enfants et les jeunes. Ils ont reçu un accueil très chaleureux et motivé de ces 700 élèves de primaire et lycées. L’OFQJ se basant sur l’expérience d’Intolérage en matière d’interventions citoyennes en milieu scolaire a financé ce séjour et Laure et Michel ont assuré bénévolement ces séances citoyennes. http://www.ofqj.org/actualite/132 Leurs impressions : Il fait froid à Montréal en hiver !!!!!! Plus sérieusement. Les québécois n’ont pas la même approche de l’intégration que les français, car le Québec est une terre d’accueil qui a vécu et qui vit l’immigration. Les québécois « s’accommodent » de l’immigration. Ils ont inventé le terme de « l’accommodement raisonnable ». Pour résumer : « si cela vient gêner te gêner, il faut qu’on s’accommode pour que cela ne te gêne plus ». C’est l’autre qui doit s’adapte à la différence du premier. Les québécois acceptent de discuter publiquement et sans tabou du « Comment vivre ensemble avec nos différences », en acceptant, peut être à l’extréme parfois pour nos yeux de français, de faire de véritables compromis pour permettre à l’autre d’exercer sa différence culturelle ou religieuse. Ce n’est pas à l’autre de s’intégrer c’est à celui qui est là de tout faire pour l’intégrer. Nous sommes très loin de la conception française. Mais est-ce que cette approche réduit le racisme ? |




